Nos voyages
Thaïlande
Egypte ( Récit de notre voyage de noces)
Rappel de la description de notre voyage : croisière 4 étoiles 8 jours / 7 nuits Paris/Louxor/Paris, avec descente du Nil de Louxor à Assouan (temple d'Abou Simbel).
Tout d'abord, nous arrivons à Paris dans la journée du samedi 1er janvier après avoir abrégé le réveillon à minuit et demi pour prendre le train à Belfort 1h plus tard. Arrivés à Paris (4h plus tard) on a dû sillonner tout Paris à la recherche de consigne pour ne pas se trimballer le sac de voyage (15kg) toute la journée (notre avion ne devant décoller qu'à 23h). A noter pour vos éventuels déplacements : il n'y a pas de consignes dans les aéroports (il y a une société indépendante : « Bagages du monde » qui garde les bagages pour un minimum de 6h mais... cette société ferme les jours fériés... Or le 1er janvier EST un jour férié...), pour garder des bagages il faut se rendre soit à la gare Montparnasse, soit gare du nord (téléphonez avant car si le plan Vigipirate est activé à un niveau supérieur, plus aucune consigne n'est ouverte !). Bref, nous déposons notre sac gare Montparnasse, vadrouillons toute la journée dans Paris, recherchons notre sac, allons à l'aéroport et recherchons notre guichet pour valider nos billets d'avion. Le guichet n'ouvre pas à 20h comme indiqué sur le papier mais à 21h... mais bon passons... En attendant l'ouverture du guichet, on regarde sur les panneaux d'affichage où en est notre vol... Oups ! Pas de vol pour Louxor à 23h ! Il y en a bien un qui est planifié mais il était prévu à 15h et il est toujours indiqué comme retardé ! Le guichetier nous informe que notre vol est annulé et remplacé par un vol prévu à 4h du matin ! Finalement, après quelques minutes, le guichetier nous annonce que nous prendrons le vol retardé de 15h (il décollera à minuit).
Nous embarquons donc à minuit et décollons. Un bref coup d'oeil dans l'avion nous informe que l'appareil (Airbus A300) n'est plus de première jeunesse : accoudoirs par terre, tablettes cassées, ceintures de sécurité ne fermant pas, sièges troués... mais bon, je m'endors quand même et Joël somnole durant une partie du vol. A un moment donné Joël me réveille : j'avais le jean tout trempé ! Non, je n'avais pas fait pipi, non ! C'est la condensation de la clim' qui m'était tombée dessus ! Le circuit de climatisation était HS... On colmate le trou du plafonnier tant bien que mal avec des kleenex et on attend (avec impatience) l'atterrissage.
L'organisation égyptienne n'est pas ultra performante, de ce fait, nous devons attendre environ 1h pour trouver notre bus qui nous amènera à notre bateau.
Arrivée au bateau (je rappelle 4 étoiles) : l'entrée n'est pas mal du tout, c'est disons, bien correct. La chambre... ah... la chambre... là, c'est une autre histoire. 2 lits 1 place séparés. On se dit que nous allons les changer de place pour les rapprocher. Grave erreur ! Le simple fait de bouger les lits d'1 cm casse le sommier (sommier constitué de 4 planches tenues par des chevilles... sans colles). Donc bon, ok pour les lits, on les laissera comme ça. Parlons à présent de la moquette... mais tout d'abord une question : comment laver une moquette ?... avec un aspirateur me direz vous... eh non, pas en Egypte (du moins pas sur notre bateau), un seau d'eau du Nil jeté par terre et un balai brosse fond l'affaire ! Résultat : une moquette toujours trempée, la saleté incrustée et une odeur de moisi pas très agréable. Passons à présent à la salle de bain. Les serviettes initialement blanches sont beiges/marrons et rêches puisque lavées avec l'eau du Nil, canalisations sous le lavabo... d'un autre âge (il y a plus de soudure que de tuyau), bac de douche percé ce qui fait que la salle de bain est inondée après chaque douche, d'autant que l'évacuation est au ¾ bouchée; cuvette de WC « château branlante » et évacuation des WC ne supportant pas plus de 3 feuilles de papier toilette mono épaisseur sans se boucher... (très pratique quand on est touriste et qu'on a les intestins un peu en vrac). On nous signale à la réception que le surplus de papier toilette utilisé doit être placé dans la poubelle à côté... je vous passe les détails pratiques...
Bref, premières impressions pas très glorieuses pour ce bateau... qui ne vaut pas 1 étoile en France.
On fait alors connaissance du guide : très sympa, discret mais disponible, parlant un français exemplaire sans accent. A partir de là, pas mal de points positifs : notre groupe est majoritairement composé de couples âgés de 45 à 55 ans venus pour l'attrait culturel de l'Egypte (notre but également), du coup on s'entend très bien. Les visites s'enchaînent : temples de Louxor, de Karnak, Edfou, Kom Ombo, vallée de rois, des reines... Toutes ses visites sont superbes, grandioses, imposantes, magnifiques... (peut-être un peu moins Kom Ombo pour moi, mais bon, c'est beau quand même, PS de Joël : elle n'était pas très réceptive ce jour là, voilà tout... il était superbe ce temple !). Arrive alors le mercredi... au programme pour l'après midi : visite d'un village Nubien à 13h30 puis à 17h30 sons et lumières au temple de Philae (de nuit, forcément...). Etant les seuls de notre groupe à vouloir visiter ce village, nous intégrons un autre groupe comptant plus de participants. Et donc, qui dit nouveau groupe, dit nouveau guide. Autant le nôtre (Tarek) faisait prévaloir l'aspect culturel et historique de chaque site, autant ce nouveau (et heureusement temporaire) guide, nommé Costa n'était qu'un simple animateur. J'entends par là qu'il gérait l'acheminement des gens d'un lieu à l'autre, draguait les minettes de son groupe (qui ne semblaient pas vraiment s'en plaindre d'ailleurs) et fumait le narguilé... POINT. Pas d'explications, rien... bref, sur la route pour le village nubien (enfin sur la route... sur le Nil plutôt), nous nous arrêtons sur une plage avec 15 marchands de babioles au mètre carré, sans aucune explication. On suppose que nous nous arrêtons là 10 minutes puis prendrons les dromadaires basés plus haut pour gagner le village. En fait, non... nous attendons 30 minutes... à ne rien faire... puis remontons dans le bateau. Je tiens à précise que le groupe de Costa, contrairement au notre, avait une « population » différente : jeunes femmes / filles en vacances pour faire la fête, les boutiques et draguer un maximum et des hommes venus ici pour fumer le narguilé, fumer le narguilé et éventuellement fumer le narguilé. Du coup, tout le groupe était ravi de passer ces 30 minutes à acheter des babioles ridicules... sauf nous... nous ne pouvions donc rien dire. Après ces 30 interminables minutes, direction le village nubien. On entre dans la salle d'entrée : 20 m x 20 m. On s'assoit sur des bancs et là Costa nous explique que les habitants du village nubiens sont très gentils (c'est tout ce que j'ai retenu de son explication qui a dû durer 3 minutes). Ensuite il donne un narguilé à chaque homme et encourage les filles à se faire tatouer au henné. On attend, on attend, on attend... on se dit que quand il auront terminé, on ira visité le village... on attend... Costa lance un bref regard dans notre direction (les seuls à ne pas soit fumer soit choisir des tatouages)... « ben... vous pouvez aller visiter le village »... Alors on se dirige vers une maison, certaines portes sont closes, on n'ose pas les ouvrir (ce sont quand même des habitations), on entre dans 2 ou 3 pièces, pas d'explications (forcément Costa fumait le narguilé plus loin), peu voire pas de mobilier donc le tour est vite fait. On va se rasseoir et on continue d'attendre... 1h30 passe... Il est 17h20 (il faut environ 30 minutes pour rentrer au bateau). Costa se tourne vers nous et nous dit : « On va pouvoir prendre tout notre temps vu que personne ne va faire la visite du temple de Philae ce soir !». On lui répond que nous sommes sensés y aller. Il commence alors à nous prendre de haut en nous disant que nous devions l'informer (alors qu'il était au courant ! il nous avait simplement oublié !). Du coup, impossible d'être à l'heure si nous rentrons au bateau, il nous déposera en pleine ville où un bus viendra nous chercher. Nous étions en tee-shirt (28° en pleine journée) or... il fait entre 5 et 10° le soir. Nous avons quand même réussi à avoir la visite du temple de nuit même si nous avons loupé les premières minutes. Nous avons attrapés un coup de froid... d'autant que le retour a été mouvementé. Le petit bateau à moteur est allé un peu trop vite, du coup, nous étions en T-shirts, trempés avec 7° dehors. Nous avons passé le lendemain à grelotter sous 4 couvertures...on s'en souviendra du village nubien :-)
A suivi la visite d'Abou Simbel (pour moi le plus beau temple de tous).
Mais l'épopée ne se termine pas là... il y a encore le chemin du retour. Le bateau n'avait semble-t-il pas de super bons freins, du coup, pour s'arrêter, il lui était plus pratique de s'échouer puis de reculer... De ce fait, la cale a été fragilisée, ajoutons à cela une rupture de canalisation et nous avons vécu en live un mini naufrage. Il y avait au moins 10° de gîte : les gens qui mangeaient de l'autre côté du bateau étaient 1m plus haut que nous ! Après 2 tours au milieu du Nil, l'équipage a réussi à accoster, a sorti des pompes, a cassé le plancher du niveau inférieur, et s'est mis à pomper. Cela a duré 1 bonne heure. Que dire des cabines situées au niveau inférieur (je vous rassure nous n'y étions pas, mais des membres de notre groupe eux y étaient !) : il y avait 15 cm d'eau dans leur chambre, le gilet de sauvetage normalement placé sous le lit flottait à travers la pièce à côté des chaussures ! Ils ont eu juste le temps de mettre leurs sacs et appareil photo en hauteur avant que tout ne soit inondé. Nous avons réussi tant bien que mal à arriver à Louxor... pour certains les pieds dans l'eau ! Les esprits se calment et on part pour la visite le temple de Karnak de nuit... c'est magnifique !
Nous avons signalé un point important à notre guide : nous avons payé pour un voyage 8 jours / 7 nuits or nous ne sommes arrivés que le dimanche à 7h sur le bateau (et non le samedi) et nous devions partir à 1h du matin le samedi : soit seulement 6 jours/ 5 nuits. Notre guide en parle à Costa qui se charge de voir ce qu'il peut faire auprès de l'agence. Communication spéciale, Costa est content de lui, il a réussi à obtenir un geste de l'agence. « Vu les désagréments dû à notre mini naufrage et au fait que vous avez payé 2 jours supplémentaires que vous n'aurez pas... l'agence et la direction du bateau vous offre... ... ... un apéritif ! » Nous étions écroulés de rire. Joël a filmé l'annonce, pas une seule personne n'a pu garder son sérieux... sauf Costa... :-)
On part donc à 1h du matin du bateau direction l'aéroport de Louxor. On valide nos billets. Et on attends... notre vol n'est prévu qu'à 4h. On voit ceux qui devaient partir pour 1h du matin, ils sont toujours là. Pas de tableau d'affichage pour voir la liste des vols, pas d'annonce de retard... non... trop civilisé :-) Donc on attend. On voit ceux qui arrive pour le vol de 6h... Finalement on part... à 5h30. L'avion est nettement en meilleur état que l'autre (ce n'est pas difficile cela dit)... et c'est tant mieux car nous avons eu turbulences sur turbulences, trous d'air sur trous d'air. Résultat, j'ai rendu mon repas de la veille au soir... en plusieurs fois. Quand nous avons atterrit, les gens ont applaudit (6h de vol au lieu des 4h30 annoncé)... moi je ne pouvais pas... je rendais la fin de mon repas...
On arrive enfin à Paris : il est 11h30, nous sommes samedi. Nous faisons peine à voir : moi, blanche tellement je n'ai plus de force et Joël à peu près pareil puisque tous les deux, nous avons tous les symptômes de la Tourista. Passage obligé à la pharmacie puis on regagne rapidement notre hôtel (nous avions prévu une nuit d'hôtel à Paris pour se reposer un peu avant de rentrer par train le lendemain sur Belfort). Là c'est le bonheur : serviettes blanches et douces, moquettes propres, carrelages non fendu, douche qui ne fuit pas, 1 grand lit... bref, le bonheur. Quelle différence !
Nous revenons par train sur Belfort, il est 17h15, nous sommes dimanche.
Nous sommes toujours malades aujourd'hui (lundi). Nous avons RV chez le médecin ce soir. Notre journée de travail n'est pas très productive... en tout cas pour moi. Vivement ce soir !
Je viens de me relire et je m'aperçois d'une chose : je m'attarde beaucoup sur les points négatifs. Or, notre voyage même si aventureux, était tout de même génial. Nous ferons notre possible pour y retourner dès l'année prochaine car le pays est magnifique et les égyptiens chaleureux... nous ne prendrons peut être pas le même bateau (et même sûrement pas !!!) mais ce pays est merveilleux. Nous avons vu des paysages et des temples tous plus beaux les uns que les autres (en témoignent nos quelques 1000 photos et 3 heures de films). Voilà qui nous fait de magnifiques souvenirs et puis dans quelques jours... nous rigolerons de tous ces petits soucis. De toute façon, dès à présent, ce ne sont pas les soucis qui fixent nos pensées (à part peut être nos petits ennuis intestinaux toujours très présents) mais plutôt la beauté du pays. Nous ferons tout pour y retourner. C'est une très belle destination !
PS : Nous revenons de chez le médecin (nous sommes lundi)... nous avons un arrêt maladie de 4 jours. La raison : une Tourista sévère (hypoglycémie, déshydratation, flore intestinale détruite, tension très basse + symptômes classiques directement dûs à ce genre de maladie). Elle dura 3 semaines ! Finalement, c'est dans la lignée de notre voyage... :-)
Gorges du Verdon
Strasbourg

